Cheval Insertion

Maison d'Enfants
à Caractère Social

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Travail Thérapeutique de Réseau soutenu par la “Clinique de Concertation” et la Thérapie Contextuelle.

Depuis 2014, la MECS a intégré les principes de la « Clinique de Concertation » initiée par le Dr Jean-Marie Lemaire dans sa manière de travailler, notamment l’utilisation du « Sociogénogramme » dans ses procédures d’admission.

« Une transformation de sa pratique en art de vivre : « La « Clinique de Concertation » tente de donner des outils au professionnel activé par une famille et se sentant submergé par sa demande […]. Tout cela se travaille (mots, vocabulaire, temps, espace) : c’est difficile, il faut du temps. […] Le travail de réseau parie sur la vertu thérapeutique du « travailler ensemble ». » (1)

Le Travail Thérapeutique de Réseau soutenu par la « Clinique de Concertation » et la Thérapie Contextuelle a été initié par le Dr Jean-Marie Lemaire. Il met en présence des membres d’une famille qui vivent des détresses multiples et sévères, et des professionnels de différents champs d’action. La « Clinique de Concertation » inaugure un dispositif collectif encourageant les relations humaines les plus fiables (familiales, amicales, professionnelles, interprofessionnelles, institutionnelles, interinstitutionnelles…)

Son champ d’action se situe entre la santé mentale et l’aide sociale, dont la Protection de l’enfance. Pour cela, JM Lemaire propose une approche consistant à réunir professionnels et entourage de l’usager afin de confronter leurs points de vue, leurs compétences et leurs savoir-faire.

«On n’est plus sur une action sociale s’appuyant exclusivement sur la technicité d’intervenants supposés détenir le savoir, mais sur une co-construction entre professionnels et usagers, leurs savoir-faire et compétences réciproques venant non se substituer ou se concurrencer, mais s’additionner et se compléter. »(2)

La réflexion dans chacun des accompagnements est fortement inspirée par les principes régulateurs de la « Clinique de Concertation ». Ces bascules de langage permettent d’ouvrir le champ de la confiance, de la bienveillance, de la considération … et bien d’autres encore.

Ce pas de côté, au travers des mots, assure une autre vision des situations complexes des personnes en détresses multiples. Le langage devient soignant, aidant, soutenant, plutôt que dénonciateur.

  • Entrer dans la situation de manière différente (en racontant l’histoire des professionnels, du réseau, plutôt que l’histoire de la famille) ;
  • Garder le fil conducteur même dans les moments les plus déconcertants ;
  • Faire émerger et enrichir les ressources repérables dans le réseau qui sont activées par les initiatives implicites ou explicites des membres de la famille ;
  • Élargir les zones de considération réciproque entre les membres de la famille, les professionnels et les institutions.
(1) Hellal S.et Lemaire J.M., 2008, De proche en proche - Proximité et Travail Thérapeutique de Réseau en Algérie, Alger : Barzakh, p. 37-38
(2) Trémintin J., 2011, La Clinique de Concertation : La force du collectif, Lien Social, n°1036, octobre 2011, p. 10.

Le « Sociogénogramme » est un des outils incontournables de la « Clinique de Concertation » initié par Le Dr Lemaire, dessin qui s’applique à considérer la trajectoire de l’usager dans le réseau et la qualité relationnelle entre les professionnels, les professionnels et les membres de la famille et entre les membres de la famille. Il s’élabore en présence de l’usager, les membres de sa famille et les professionnels directement concernés du réseau relevant de l’aide, du soin, de l’éducation, du contrôle et de la culture.

Cette pratique permet d’ouvrir les débats contradictoires, d’échanger les points de vue en considérant les places et les compétences de chacun. C’est une prise de note sous forme de dessin pouvant révéler des interactions inattendues comme leviers essentiels dans leur accompagnement en tant que ressources du réseau.

L’animateur, aidé de ses feutres de couleurs, construit le « Sociogénogramme » avec le récit des membres de la famille et celui des professionnels. Enfin, le Dr Lemaire est convaincu que cette pratique met en évidence les potentialités de la personne, et des membres de la famille, qu’elle fait apparaître ses propres ressources et celles du réseau sur lesquelles les professionnels peuvent appuyer leur accompagnement en mettant au premier plan ce qui fonctionne.

Ce dessin peut dévoiler, notamment par l’utilisation des différentes couleurs de flèches signifiant les activations, les périodes de rupture, la répétition des histoires, des évènements et leurs dates anniversaires permettant de repérer les périodes de fragilité. Il permet de rencontrer la situation de manière différente, de garder un fil conducteur même dans les moments les plus déconcertants, de mettre en évidence et de valoriser les champs de recouvrement. De là, il aide à identifier et à utiliser les différentes figures du travail du réseau, et fait émerger les ressources même résiduelles repérables dans le réseau qui sont activées par les initiatives implicites et explicites des personnes qui vivent ensemble.

Construire un « Sociogénogramme », c’est s’autoriser à ralentir le temps, identifier et tenter de comprendre comment la famille et l’enfant sont arrivés jusqu’à la MECS. En effet, durant ce temps de mise en commun nous allons nous attacher plus particulièrement au « comment ? » ils sont arrivés jusqu’à la MECS plutôt que chercher à tout prix le « pourquoi ? ». Par exemple, savoir sur qui ils ont pu compter dans les moments les plus difficiles. L’intérêt étant de repérer les niches de confiance pour les rendre accessibles et de valoriser le pouvoir d’agir des membres des familles en détresses multiples.

Nous avons inclus le « Sociogénogramme » dans notre protocole d’admission depuis juillet 2014.
Avec le recul de ces quelques années de pratique, il nous est possible de faire un réel constat. Il permet certes d’accueillir différemment et de manière moins conventionnelle, mais surtout d’instaurer une confiance plus rapidement et de s’appuyer sur la confiance extensive d’un professionnel à l’autre.
Le « Sociogénogramme » nous conduit à un exercice de minutie où la quête des ressources relationnelles entre les membres des familles et/ou professionnels, est au premier plan ; mettant les talents, les compétences, les ressources en lumière plutôt que les déficits.
La MECS propose aux membres des familles et aux professionnels directement concernés par la situation de participer à l’élaboration de ce dessin

Les objectifs de « Sociogénogramme »
  • Entrer dans la situation de manière différente (en racontant l’histoire des professionnels, du réseau, plutôt que l’histoire de la famille) ;
  • Garder le fil conducteur même dans les moments les plus déconcertants ;
  • Faire émerger et enrichir les ressources repérables dans le réseau qui sont activées par les initiatives implicites ou explicites des membres de la famille ;
  • Élargir les zones de considération réciproque entre les membres de la famille, les professionnels et les institutions.